samedi 8 janvier 2011

TOUS ENSEMBLE : FAISONS DE 2011 UNE BONNE ANNÉE

TOUS ENSEMBLE : FAISONS DE 2011 UNE BONNE ANNÉE

À l’aurore de 2011, je voudrais « tant bien que mal » souhaiter à chacune, chacun, de vous (familles, amis, collègues de travail, collègues de mouvement sociopolitiques, confrères de la presse, camarades de cours, etc.) une EXCELLENTE ET HEUREUSE ANNÉE 2011.

Il n’est aucun secret pour personne que l’année 2010, la plus récente de notre histoire, après des décennies, n’avait brillé que par ses multiples déboires et mésaventures : catastrophes naturelles, humaines, crises sociales, culturelles, économiques, politiques, épidémie et autres... Elle nous a laissé un goût amère difficile à adoucir, des pleurs dont il nous faut des et des années pour les guérir, des larmes qui ne cesserons de couler dans nos yeux que lorsque nous passerons de vie à trépas.

Et pourtant, que l’on veille ou non, nous sommes tous responsables, en grande partie, de tous ces maux. Volontiers ou pas.

Nous le savons tous, qu’il ne dépend pas parfaitement de nous que la traversée de ces trois cent soixante cinq jours se fasse sans obstacle. Bien des événements, heureux ou malheureux, sont à même de venir perturber le cours de nos vies personnelles, familiales, amoureuse et professionnelles.

Pour cela, je souhaite à chacun de pouvoir trouver – près de lui –, si besoin ait, présence, soutien et réconfort. Également, je souhaite à nos proches de pouvoir trouver auprès de nous, dans les mêmes circonstances, une oreille attentive, un cœur compatissant et une main secourable.

Cela, à dire vrai, ne dépend que de notre détermination, de notre décision intime à contribuer, chacun à sa mesure, à ce qu’autour de nous, HAITI, soit plus belle, plus juste et plus fraternelle. Ne laissons plus notre société s’étiole et se déshumanise du fait de la disparition de millions de gestes simples, au quotidien, qui ne nous coûteraient rien de plus qu’un peu d’attention aux autres.

Je ne veux pas, étant que journaliste et communicateur, me substituer à ces solidarités. Comment puis-je le faire ? Pourtant, il m’appartient, étant que citoyen de mon pays, de même pour vous, de contribuer, à ma manière, à ce que 2011 soit pour tout un chacun une EXCELLENTE ET HEUREUSE ANNÉE.

Cela constitue un grand défi que pour pouvoir le relever, nous devons nous engager à participer aux activités de notre pays. Nous devons, tous, participer dans les grandes décisions de notre chère HAITI. Non point en décidant de ne participer que dans les bonnes choses, mais aussi en sachant discerner, parmi les soubresauts du pays, les événements qui nous semblent porteurs d’espérance pour nous-mêmes, notre famille, nos amis (voisins).

Bien que nous vivons actuellement dans une conjoncture politique qui pourrait durcir les positions des uns et des autres, je souhaite à ce que chaque haïtien, à quelque secteur qu’il appartient et peu importe son appartenance sociale, économique, culturelle, politique, reste ouvert au dialogue et à l’écoute de l’autre.
2011 sera, en effet, pour notre pays, une année décisive. Le deuxième tour de deux scrutins indispensables : présidentiel et législatif – déjà en voie de boycotte et s’il y a lieu – nous permettront de décider ensemble de l’avenir que nous voulons construire pour notre pays et sa jeunesse. Le cas contraire que faire alors ? Ensemble nous devons trouver une alternative.

Aussi, les collectivités territoriales devraient eu lieu au cours de l’année 2011. Encore du pain sur la planche pour nous tous.

En fait, aux politiciens, je dis faire montre de ce que vous êtes vraiment, aux membres du gouvernement, je dis montrer que vous êtes des dirigeants réels, aux membres de la presse, je dis faire votre travail sans passion, aux amis de la communauté internationale, je dis continuer d’assister le pays sans s’ingérer profondément dans ses affaires internes, aux médecins, je dis continuer de fournir des soins aux patients (du choléra) dans votre clinique, aux policiers, juges, je dis continuer votre travail avec autant d’équité et de tact, aux ingénieurs, architectes, je dis prendre votre engagement pour participer dans la reconstruction du pays, aux enseignants, je dis continuer à fournir le pain de l’instruction aux jeunes assoiffés, à quelque secteur que vous appartenir, car je ne peux tout énumérer pour l’instant, je dis continuer votre travail tout en respectant : votre supérieur et l’étique de votre profession.

Et, en fin, aux fauteurs de troubles, je dis arrêter vos turbulences, vos actions malhonnêtes, et surtout, je dis convertissez vous, car il y a encore de la place pour vous dans notre société.

Sur ce, je souhaite une EXCELLENTE ET HEUREUSE ANNÉE à tous.


Sylvestre Fils DORCILUS
Journaliste / Communicateur
(509) 3632-9771 / 3928-6825
sfdorcilus@gmail.com
dsylvestrefils@yahoo.fr

vendredi 3 septembre 2010

HAITI / ELECTIONS

LE MINISTRE-CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE, YVES CHRISTALIN, A REMIS SA DÉMISSION

Il va se consacrer entièrement à sa campagne, annonce son chef de cabinet

Le ministre des affaires sociales et du travail, Yves Christalin, candidat à la présidence sous la bannière de « LAVNI » (L’Avenir), a formellement remis sa démission jeudi au chef du gouvernement, Jean Max Bellerive, pour se consacrer entièrement à sa campagne électorale.

L’information a été confirmée pour Radio Kiskeya par le chef de cabinet du ministre, Me Newton Saint-Juste, qui a promis de rendre publique la lettre de démission.

Membre-fondateur de la plateforme présidentielle INITE (Unité), M. Christalin avait résolu de se porter candidat sous la bannière d’un groupement politique issu de Lavalas au lendemain du choix de Jude Célestin par le président René Préval comme candidat à la présidence de ladite plateforme.

Cette décision lui a valu de sérieuses critiques, autant qu’au Conseil Electoral Provisoire (CEP) qui a agréé sa candidature, du fait qu’il n’avait pas préalablement démissionné de son poste.

Dans le camp de Christalin, on a tenté d’expliquer que la Loi ne l’y contraignait point. Ce à quoi l’opposition a répondu qu’il s’agit d’une question d’éthique.

Dans les dernières 48 heures ayant précédé l’annonce officielle de la démission, le bruit avait couru que M. Christalin était en conflit ouvert avec le chef de l’Etat et le ministre des Finances au sujet de la décision d’augmenter de plus de 100 millions de dollars le montant des fonds alloués à des travaux d’infrastructure et de la diminution de l’enveloppe budgétaire allouée à son Ministère.

Le ministre-candidat avait formellement démenti ces rumeurs dans une interview accordée mercredi à Radio Kiskeya.

HAITI / FRANCE / LITTERATURE


L’ÉCRIVAIN LOUIS-PHILIPPE DALEMBERT NOMMÉ CHEALIER DE L’ORDRE DES ARTS ET DES LETTRES EN FRANCE

Le jeune écrivain d’origine haïtienne, Louis-Philippe Dalembert, a été nommé – Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres – par le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a appris l’AGENCE DE PROMOTION SOCIALE, DE COMMUNICATION ET DE MARKETING (APROSCOM).

Cette information a été rendue publique par un arrêté, en date du 23 juillet de cette année, du ministère français de la Culture et de la Communication.

Par cette distinction honorifique, Frédéric Mitterrand, un des quatre ordres ministériels de la République française, a voulu saluer la contribution et l’engagement de l’auteur au service de la culture française.

Louis Philllipe Dalembert, de formation littéraire et journalistique, est l’auteur en français et en créole, de plusieurs ouvrages touchant presque tous les genres littéraires, tels la poésie, la nouvelle, le roman, le document historique, etc.

De tous ses ouvrages figurent : « Le Crayon du bon Dieu n’a pas de gomme », « Epi oun jou konsa tèt Pastè Bab pati », « poème pour accompagner l’absence » et le tout récent « Roman de Cuba ».

Ancien pensionnaire de la très renommée Villa Médicis à Rome, Louis-Philippe Dalembert vit aujourd’hui à Berlin où il est détenteur de la prestigieuse bourse DAAD (Deutscher Akademischer Austausch Dienst), le plus important programme de bourses en Allemagne.

Il a reçu, entre autres, le Grand Prix de poésie de la ville d’Angers et a obtenu la bourse Unesco-Aschberg constituée d’une résidence d’écriture à Mishkenot Sha’ananim, Jérusalem.

L’écrivain haïtien a également été récompensé du prix RFO (Radio France Outremer) du livre 1999 pour son roman « L’Autre Face de la mer » et du Prix Casa de las Américas 2008 pour « Les dieux voyagent la nuit ».

HONDURAS / PRESSE / PERSECUTIONS

RSF-HONDURAS: LES RADIOS OPPOSÉES AU COUP D’ÉTAT NE CONNAISSENT AUCUN RÉPIT

Menaces et censure s’intensifient contre la radio éducative locale Radio Uno, connue pour sa prise de position contre le régime depuis le coup d’État du 28 juin 2009. Son signal a même été interrompu à la suite d’un acte de sabotage commis dans la nuit du 30 au 31 août 2010.

La station a néanmoins pu reprendre ses programmes, mais sous haute tension.

La répression envers Radio Uno, située à San Pedro Sula (Nord), n’a cessé de s’intensifier au cours des derniers mois. Ses studios ont notamment été la cible d’attaques au gaz toxique, entre autres intimidations régulières contre le personnel de sa rédaction.

A Tegucigalpa, la capitale, deux journalistes de Radio Globo, Carlos Paz et Oswaldo Estrada, ont été agressés, le 27 août dernier, par des policiers, alors qu’ils informaient des brutalités commises par les forces de l’ordre au cours d’une manifestation de professeurs.

Les policiers les ont passés à tabac et ont détruit leur matériel.

Outre ces abus de pouvoirs, des menaces pèsent depuis le mois de juillet sur Mayke Antúnez, autre journaliste de Radio Globo, comme l’a rapporté le Comité pour la défense des droits de l’homme au Honduras (Codeh).

Mayke Antúnez attribue l’origine de ces intimidations à une interview de Roberto Micheletti qu’elle a réalisée il y a deux mois. La journaliste avait eu le courage d’interroger l’ancien président de facto, installé après le coup d’État, sur son bilan en matière de droits de l’homme et de libertés publiques.

Ces violations du droit d’informer témoignent d’un contexte politique toujours aussi désastreux pour la liberté de la presse depuis le coup d’État.

A cet égard, nous interprétons comme un très mauvais signal la remise en liberté, bien que conditionnelle, le 31 août, du colonel José Arnulfo Jiménez, l’un des ordonnateurs de la fermeture musclée de la chaîne Canal 36, et des stations Radio Globo et Radio La Catracha à l’époque du coup d’État.

Les médias victimes de ces violations ont déclaré qu’ils feraient appel, selon le Comité pour la libre expression (C-Libre).

Le Honduras compte neuf journalistes tués depuis le 1er janvier 2010, ce qui le maintient, avec le Mexique, au rang de pays le plus dangereux du continent pour la sécurité des professionnels des médias (http://fr.rsf.org/honduras-assassinat-d-un-neuvieme-25-08-2010,38200.html

samedi 28 août 2010

OUANAMINTHE / INSECURITE

PAR : SYLVESTRE FILS DORCILUS

UN PUISSANT CHEF DE GANG RETROUVÉ MORT

Le puissant chef de gang, évadé de prison (Pénitencier national) après le tremblement de terre du 12 janvier de l’année en cours, Nady Métellus alias Ti Nady, qui opérait à visière levée dans la commune de Ouanaminthe sous les yeux impuissants des agents des Forces de l’ordre, a été retrouvé mort, samedi matin (28 août) à la rue Liberté, dans la zone de Calvaire.

Son corps mutilé, a-t-on constaté, a été troué de projectiles et des larmes de couteaux. Jusqu’à présent l’auteur de cet acte n’a pas été identifié.

En effet, l’homme fort de Ouanaminthe en matière de kidnapping, de vols à mains armées, de viols, de réseaux de malfaiteurs, Nady Métellus, condamné à 15 ans de prison pour son implication dans plusieurs actes de banditisme dans la commune, a recouvré sa liberté, de justesse, le 12 janvier, lors du séisme, comme tant d’autres de ses pairs.

Depuis son retour à Ouanaminthe, où il vivait avant son condamnation, la population vivait dans la terreur. Son réseau mafieux recommençait à fonctionner pour la plus belle. Ce qui représentait un défi énorme pour les forces de l’ordre et la justice. Bon nombre de cas d’enlèvements, suivis d’assassinats, malgré les rançons, ont été enregistrés dans la ville.

La mort de ce chef de gang, recherché activement par la Police, a anéanti la peur qui rongeait le cœur des divers membres de la population qui, vraisemblablement rallait un ouf de soulagement en dépit du fait qu’il reste encore à démanteler le réseau totalement.

Le corps de la victime a été enterré dans le cimetière de Ouanaminthe après des constats d’un des juges de paix de la ville.

NORD / ULCC / BUREAU

PAR DONALD GERMEUS

UN BUREAU DE L’UNITE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (ULCC) DANS LE NORD

Le Directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption, Amos Durosier, a inauguré, le vendredi 13 août dernier, un nouveau bureau départemental de l’institution dans le Nord, notamment au Cap-Haïtien (4 du village Union des Frères dans la localité de Mapou à Vaudreuil) en présence de plusieurs personnalités, entre autres, le Directeur général du ministère de l’Economie et des Finances, Pierre Hérold Etienne, le délégué du Nord, Georgemin Prophète, le commissaire de Police du Cap-Haïtien, Lesly Charles Pierre, des représentants de la justice, des élus locaux et des membres de la société civile.

Dans son intervention, Amos Durosier a indiqué que, « les missions de l’ULCC consistent à protéger les biens publics et collectifs, assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister, sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées, favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique, établir un climat de confiance pour promouvoir l’investissement privé, moraliser l’administration publique et la vie publique en général. »

Il a également mis l’accent sur les effets néfastes de la corruption. Selon lui, ce fléau : érode les principes régissant un état de droit, encourage des pratiques discriminatoires, ralentit le développement économique et social et favorise l’émergence d’une mentalité de gain facile.

Intervenant aussi à la cérémonie, le directeur général du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), Pierre Hérold Etienne, a, pour sa part, fait savoir que « la création de l’ULCC s’inscrit dans le cadre des efforts du dit ministère de mieux assurer la gestion des finances publiques. »

Le directeur du bureau départemental de l’Unité de lutte contre la corruption dans le Nord, Noncent Kenny, a, de son coté, souligné que « la lutte contre la corruption n’est pas une sinécure. » En ce sens, il a appelé à la collaboration de tous les secteurs de la région.

L’ULCC est créée le 8 septembre 2004, elle est sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances.

donaldgermeus@yahoo.fr

AEROPORT DU CAP-HAITIEN / REHABILITATION

PAR DONALD GERMEUS

VERS LA RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT INTERNATIONAL DU CAP-HAITIEN

La cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de l’Aéroport international du Cap-Haïtien s’est déroulée le lundi 23 août 2010, en présence de diverses personnalités, dont le représentant du président René Préval, Jocelerme Privert, conseiller du chef et ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de l’ambassadeur du Vénézuela en Haïti, Pedro Antonio Camino Gonzales, des ministres des Travaux Publics,Transports et Communication et du Tourisme, Jacques Gabriel et Patrick Delatour.

Le Directeur général de l’Autorité aéroportuaire nationale (AAN), Lionel Isaac, des Sénateurs du Nord Kély Bastien et Moïse Jean-Charles, des ex-ministres et sénateurs originaires du Nord, des autorités locales et départementales, des membres du secteur privé et de la société civile ont également assisté à la cérémonie.

Les travaux de la réhabilitation de l’Aéroport international de la deuxième ville du pays, selon les responsables, coûteront plus de 30 millions dollars américains et seront exécutés par la compagnie : Constructora del Alba Bolivariana C.A. sur une période de 18 mois, soit en avril 2012.

Les travaux seront financés par la Banque de Développement Economique et Social du Vénézuela. La somme devant financer cet ouvrage fait l’objet d’un accord de prêt ratifié par le Parlement haïtien en décembre 2009.

La mobilisation en faveur de la réhabilitation de l’Aéroport international du Cap-Haïtien remonte à l’année 1986. Depuis, les travaux ont été lancés et interrompus à maintes reprises.

Des turbulences politiques auraient toujours été à la base des interruptions, selon les intervenants à la cérémonie.

Réjouissant du lancement des travaux, la population du Nord, dit souhaiter que les travaux puissent arriver à terme contrairement aux années antérieures.


donaldgermeus@yahoo.fr

HAITI SEISME / CROIX-ROUGE / AIDE



RED CROSS CRITICIZED FOR HAITI RELIEF EFFORTS

Millions Of Dollars Poured Into Red Cross To Help Earthquake Victims; Protesters Say Only A Third Of Money Has Been Spent In Haiti.

CHICAGO (CBS) ― Who can forget the dramatic pictures and sounds of rescue from Haiti? It's been only seven months since the massive earthquake devastated the country. Within hours of the quake, millions of dollars poured in to help. Now, a Chicago group wants to know what happened to all that money.

CBS 2's Jim Williams reports they are very critical of the American Red Cross.

About 25 protesters went right to the Red Cross office in Chicago at 2200 W. Harrison, and draped a sheet over tree branches to symbolize tents, still the only shelter for millions in Haiti.

"We feel this is outrageous," said Toussaint Losier, a Haitian-American leader of the protesters.

They say the Red Cross has collected more than $465 million specifically for earthquake relief in Haiti, but only a third of the money has been spent there.

"This is a humanitarian crisis that's been allowed to continue and allowed to fester because people are not taking the situation seriously," said Losier.

He has been to Haiti since the earthquake and has family there.

"You can hear that folks are not just in desperate, some say inhumane circumstances, but they're really distressed because they don't know what the future for them is," said Losier.

"You have small tents on the ground and when it rains, the people stand up because the water goes under the tent and they get flooded sometimes," said Aline Lauture, a protester.

Some of the criticism Tuesday was especially angry.

"The American Red Cross seems to be much faster in spending money on five figure salaries, hotels, car rentals, air-conditioned offices for its staff, instead of spending the money for real people with real needs on the ground," said Alie Kabba of the United African Organization.

The Chicago Red Cross office did not duck the criticism.

Spokeswoman Martha Carlos came outside and addressed their concerns. She called the spending of only a third of the donations "wise", insisting the Red Cross is trying to make a long-term commitment that will sustain Haiti long after the relief agencies are gone.

"We want to not just give a bottle of water, we want to focus on building water treatment systems," said Carlos.

That kind of effort, she argued, takes time. The Red Cross says it welcomes scrutiny of how it spends money.

The protesters there Tuesday said they plan to sit down with Red Cross officials.

For more information on the Red Cross, and how it spends money for Haiti relief, click here.

http://cbs2chicago.com/local/haiti.relief.earthquake.2.1877254.html

samedi 21 août 2010

HAITI / ELECTIONS

19 CANDIDATS RETENUS POUR LES PRESIDENTIELLES

Eviction de Wyclef Jean pour cause de résidence ; le célèbre rappeur fait partie des 15 aspirants que le CEP a décidé d’écarter de la course.

Sur 34 candidats inscrits pour prendre part aux présidentielles prévues en novembre prochain, seuls 19 sont agrées, par le Conseil électoral provisoire(CEP), à participer définitivement à ces joutes, suivant la liste des candidats retenus rendue publique vendredi soir par les conseillers électoraux.

Sans surprise, la candidature de la star internationale du hip-hop, Wyclef Jean, 40 ans, a été rejetée par le Conseil électoral provisoire (CEP), pour cause de residence.

Voici la liste complète des candidats agréés et autorisés à faire campagne en vue des présidentielles du 28 novembre :

1.- Axan Abellard, Konbit Nasyonal pou Devlopman Ayiti (KNDA)

2.- Jacques-Edouard Alexis, Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), ancien Premier ministre de René Préval (1998-2001 et 2006-2008)

3.- Jean Hector Anacacis, Mouvement pour le Développement de la Jeunesse Haïtienne (MODEJHA), Sénateur de l’Ouest

4.- Charles Henry Baker, Respè

5.- Josette Bijoux, Indépendante, ancienne ministre de la santé publique (2004-2006)

6.- Gérard Blot, Plateforme 16 Décembre

7.- Jean Henry Céant, Renmen Ayiti

8.- Jude Célestin, INITE, ex-directeur général du Centre national des équipements (CNE)

9.- Eric Charles, Parti de l’Evolution Nationale Haïtienne (PENH), ancien directeur de la douane de Port-au-Prince

10.- Yves Cristalin, Oganizasyon Lavni, ministre des affaires sociales encore en fonction

11.- Mirlande Hyppolite Manigat, Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), ancienne Sénatrice

12.- Garaudy Laguerre, Wozo

13.- Michel Martelly alias "Sweet Micky", Repons Peyizan

14.- Yvon Neptune, Ayisyen pou Ayiti, ex-Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide (2003-2004)

15.- Wilson Jeudy, Force 2010, actuel maire de Delmas (banlieue nord-est de Port-au-Prince)

16.- Pasteur Chavannes Jeune, ACCRHA

17.- Leslie Voltaire, Ansanm Nou Fò, ex-ministre des haïtiens vivant à l’étranger et de l’éducation nationale

18.- Léon Jeune, Konbit Liberasyon Ekonomik (KLE), ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique

19.- Génard Joseph, Groupement Solidarité

Exclu de la compétition pour n’avoir pas résidé cinq années consécutivement en Haïti, comme l’exige la constitution, Jeannel Wyclef Jean, qui tentait de se présenter à la magistrature suprême sous la bannière du parti "Viv Ansanm" (Vivre Ensemble), se trouve en tête des quinze candidats évincés parmi lesquels on compte également l’oncle du chanteur, Raymond Alcide Joseph, ex-ambassadeur d’Haïti à Washington, la mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), Claire Lydie Parent, Dr Kesler Dalmacy, un médecin très connu dans la communauté haïtienne de New York, Lavarice Gaudin, activiste Lavalas de la Floride, et l’homme d’affaires Charles Voight.

Toutes les décisions de l’institution électorale sont sans appel et ne peuvent par conséquent faire l’objet d’aucun recours, selon la législation en vigueur.

jeudi 19 août 2010

HAITI / POST SEISME


Mgr BERNARDITO AUZA DRESSE UN TABLEAU SOMBRE DE LA SITUATION EN HAITI

Le Nonce apostolique, Mgr Bernardito Auza, a déclaré, dans une inerview à l’Agence vaticane Fides depuis Port-au-Prince, la capitale haïtienne, que la situation reste critique en Haïti, huit mois après le tremblement de terre du 12 janvier.

« Huit mois après, beaucoup de gens vivant sous les tentes n'ont toujours rien, et de nombreux pauvres ne voient pas d'issue », a indiqué Mgr Auza soulignant, par ailleurs, que « les gens sont traumatisés, les paroisses ont été dispersées, plus de la moitié des églises sont détruites ».

Le représentant du Pape en Haïti, a souligné que le prochain défi de l'Église serait la reconstruction, et en particulier celle des écoles, qui constitue une priorité pour l'église catholique.

Il a précisé que des paroisses, des églises, des séminaires ainsi que des établissements caritatifs et des noviciats des nombreux ordres et communautés seront reconstruits après.

« L'Église catholique en Haïti fait face à un travail énorme, mais fait aussi l'expérience d'une solidarité sans précédent », a fait remarquer l'archevêque en rendant visite au siège international de l'association Aide à l'Eglise en détresse (AED), à Königstein, près de Francfort (Allemagne).

HAITI / NORD / INDUSTRIE

BIENTOT UNE ZONE INDUSTRIELLE DANS LE NORD

Environ cinq acteurs économiques ont annoncé, en début de semaine, la signature d'un Protocole d'Accord pour une collaboration dans les activités qui visent la création de milliers d'emplois formels à travers le développement d'une zone industrielle dans la région Nord d'Haïti.

Le ministère de l'Economie et des Finances, Hansoll Textile Ltd (Corée), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Département d'Etat des Etats-Unis sont les principaux partenaires de ce projet.

La signature de l'accord est la première étape d'un partenariat public-privé visant à renforcer le secteur de l'emploi et les exportations de l'industrie de l'habillement depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier, et la signature du Programme de Redressement Economique pour Haïti (HELP).

Les participants au Protocole d'Accord travaillent ensemble pour planifier le développement d'une zone industrielle y compris l'infrastructure de support et les mécanismes de financement requis.

Le Premier Ministre Haïtien, Joseph Jean-Max Bellerive, a mis l'accent sur l'importance de la coopération entre le gouvernement haïtien, les investisseurs privés et les partenaires internationaux dans l'établissement d'une économie plus forte.

« Les produits du secteur de l'habillement représentent le volume le plus élevé d'exportations et sont vitaux pour notre croissance économique », a-t-il déclaré.

Cheryl D. Mills, conseillère et chef de Cabinet du Secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, a insisté, de son coté, sur la nécessité d'investir dans des projets de développement durable sur le long terme et l'industrie de l'habillement.

« Les Etats-Unis et nos co-signataires, a-t-elle fait savoir, franchissent une étape importante pour offrir au peuple haïtien une réelle opportunité de reconstruire leur mode de vie et d'en garder une certaine stabilité pour les années à venir. »

mardi 17 août 2010

NOUVELLES INTERNATIONALES



Q&A: MISS HAITI GIVES HOPE TO DEVASTATED COUNTRY

By SIGAL RATNER-ARIAS, AP Entertainment Writer Sigal Ratner-arias, Ap Entertainment Writer – Tue Aug 17, 10:14 am ET

NEW YORK – The first Miss Haiti in 22 years is not the typical contestant you'd find in a beauty pageant. She is a young lawyer who speaks four languages and is happy to be able to help her country after the horrific earthquake that devastated the impoverished Caribbean nation last January.

Sarodj Bertin had a privileged childhood in Puerto Principe until age 9, when her mother, lawyer and opposition leader Mireille Durocher Bertin, was gunned down after announcing the creation of a political party that would compete with that of President Jean-Bertrand Aristide in the upcoming elections.

Her father then moved Sarodj and his other children to the neighboring Dominican Republic, where the 24-year-old beauty, who considered her mother her idol, studied law and worked for the International Alliance for Haiti's Recovery.
Nevertheless, she was obsessed with the Miss Universe pageant. After the earthquake, she entered a contest, won and spent the last few months in Puerto Rico with the director of the Miss Dominican Republic and Miss Haiti franchises, Magali Febles, who took charge of her training for Miss Universe, to be held Aug. 23 in Las Vegas. (The pageant will air on NBC and Telemundo, 9 p.m.-11 p.m. EDT.)

In a recent interview at the Miss Universe headquarters in New York, Bertin spoke with The Associated Press about the importance of her new role, how she expects to help her country and a mishap that would have been the end of the world to any other contestant: Her luggage with her entire Miss Universe wardrobe disappeared on a recent flight to Miami.

AP: What are you going to wear now that you have lost your Miss Universe wardrobe?

Bertin: The people of Haiti have been extremely supportive. They learned what happened and a few designers came to me and loaned me their gowns, bags, shoes. And I, I feel like the most special person in the world right now because they cared for me.

AP: You are a lawyer, you're studying for a masters, you speak French, Spanish, English and Creole, and you are learning Mandarin. You are not the typical Miss Universe contestant.

Bertin: The Miss Universe pageant has always been a dream for me, since I was a kid. I used to watch the contest and think, "Why is my country not participating? I want to see Haiti participating." ... When I finished college, I gave up on the idea. I thought it would never happen. I thought someday ... I could celebrate the contest and send a girl myself. So when they told me that they were going to do it this year ... I trembled, I cried, I screamed.

[Related: Miss Universe body paint photo controversy]

AP: Some criticized the contest, considering it too frivolous, especially amid such a state of emergency.

Bertin: Everybody remembers Haiti in moments of crisis. ... I want them to see also the beauty that there is in my country, to be interested in giving opportunities to the young people. ... They should see it as a light, a hope.

AP: How do you think your participation in the contest can help your country?

Bertin: There are many people who want to help but don't know how and sometimes they need a voice to tell them what are the necessities of the people. I want the people, through me, to be who says what their necessities are.

AP: What are your expectations for the big day?

Bertin: Obviously, if I win I'm going to be the happiest woman. ... (But) regardless what occurs that night, my objectives are the same: work for my people.
NBC and Telemundo are owned by General Electric Co.

Online:

http://www.missuniverse.com/
http://www.nbc.com/pageant-life/miss-universe/

HAITI / ELECTIONS


MICHEL MARTELLY, CANDIDAT À LA PRESIDENCE, SE PRÉSENTE À LA PRESSE MONTRÉALAISE

Au micro de la presse à Montréal, le weekend-écoulé, le chanteur et candidat à la présidence, Michel Martelly, se présentant comme l’homme du moment, a promis de changer les choses et les mentalités en Haïti.

Martelly s’est décrit comme celui le plus apte à rassembler et comprendre le peuple haïtien, auprès duquel il œuvre sur le terrain depuis des années. « J’ai toujours vécu avec mon peuple main dans la main, on a souffert, chanté, dansé et partagé avec lui, on a entendu et compris son cri », a-t-il indiqué.

Le prétendant à la magistrature suprême du pays se dit prêt à prendre des mesures impopulaires pour rebâtir Haïti, notamment l’instauration d’un système d’impôt. « Quand, indique-t-il, vous allez dire à quelqu’un qui n’a jamais payé de taxes et qu’il faudrait en payer un peu, c’est une guerre qui commence. »

« Mais, a-t-il poursuivi, quand les retombées seront positives et que les gens comprennent que grâce à leurs impôts des hôpitaux, des écoles sont construits, les agriculteurs travaillent dans de meilleures conditions, on comprendra le bienfondé de ces mesures. »

« Une misère atroce nous crève les yeux, il y a cet échec des gouvernements précédents, l’absence de structures, de valeurs morales, l’inefficacité d’un système éducatif », cite, entres autres, M. Martelly qui réitère sa volonté de changer les structures en Haïti.

« Méfiez-vous, les milliards qui seront accordés à Haïti ne serviront à rien si la structure de l’état ne change pas c’est pourquoi j’insiste sur le changement de mentalité et la façon de faire », a-t-il conclu.

HAITI / RECONSTRUCTION

La CIRH DÉVOILE SES PRIORITÉS POUR LES PROCHAINS MOIS

La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a énuméré ce 17 aout ses priorités pour les prochains mois, au nombre desquelles figure le ramassage d’un million de mètres cubes de débris au bas de la ville de Port-au-Prince, où le séisme du 12 janvier a détruit ou endommagé la grande majorité des immeubles.

Lors de la deuxième session de son conseil tenue au Karibe Convention Center à Pétion-ville (8 km à l’est de Port-au-Prince), la CIRH a également fait de la prévention des désastres une de ses priorités pour le prochain trimestre, selon son directeur exécutif, Gabriel Verret, qui s’adressait à la presse.

Il est ainsi prévu l’évacuation de 500 000 personnes vivant dans une position à risque par rapport aux catastrophes naturelles.

Autre action prioritaire annoncée par Verret, qui s’exprimait aux côtés des deux co-présidents de la commission (le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive et l’ancien président américain William Clinton) : la subvention de la rentrée des classes pour 325 000 enfants.

Pour les 18 prochains mois, la CIRH veut parvenir à la construction de 120 000 abris transitionnels, ainsi qu’à la réparation de 80% des maisons endommagées par le tremblement de terre mais récupérables.

Elle espère aussi, dans le même délai, permettre à 300 000 enfants qui n’ont pas les moyens de fréquenter l’école de le faire et accorder une subvention à 750 000 étudiants.

Dans le domaine des infrastructures, la commission annonce la réhabilitation de 210 km de des routes nationales 2, 3 et 4. Elle se propose également de réhabiliter et de réparer un total de dix ports à travers le pays.

La CIRH projette, par ailleurs, dans un délai de 5 ans, de faire du port des Cayes un port régional et de construire 8 nouveaux ports. De même, elle a l’intention de poursuivre les travaux de construction de l’aéroport du Cap-Haïtien (Nord) et de construire 5 aéroports supplémentaires, sans préciser les lieux de leur emplacement.

La commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti a été créée par décret présidentiel le 21 avril 2010, trois mois après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010.

Sa mission est d’entreprendre, dans les meilleurs délais, la planification, la coordination et la mise en œuvre des projets de développement et des priorités, incluant la révision des projets et des programmes financés par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les organisations non gouvernementales (Ong) et le secteur privé, rappelle l’avis.

(Source : alterpresse.org)

HAITI / RECONSTRUCTION

2e SESSION, LE 17 AOUT 2010, DE LA COMMISSION INTERIMAIRE POUR LA RECONSTRUCTION D’HAITI (CIRH)

La commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh) tient la deuxième session de son conseil, ce mardi 17 août 2010, à Pétionville (8 km à l’est de Port-au-Prince, la capitale), apprend l’agence en ligne AlterPresse d’un « avis aux médias » rendu public ce lundi.

« Lors de cette rencontre, un nombre de priorités sectorielles seront présentées à la Cirh, lui permettant de se concentrer et de voter éventuellement sur des projets, en ligne avec les réponses immédiates et à long terme du gouvernement haïtien, et de contribuer à leur avancement pour satisfaire les besoins du peuple haïtien », indique l’avis en question.

La première partie de la réunion du conseil, ce mardi 17 août, sera ouverte à la presse.

Les co-présidents de la Cirh, l’ancien président américain William Jefferson (Bill) Clinton et le premier ministre haïtien Joseph Jean Max Bellerive, donneront conjointement une conférence de presse, immédiatement après la réunion.

Lors de sa première session, le jeudi 17 juin 2010, la Cirh avait validé 4 projets.

Aussi, a été approuvée la création d’un fonds d’appui aux petites et moyennes entreprises (Pme), grâce à un montant de 20 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui], octroyé par l’homme d’affaires mexicain Carlos Slim et son homologue canadien Frank Giustra.

D’autre part, la Cirh a accepté un projet de 10 millions de dollars américains de la Fondation Bill Clinton, qui se propose de mettre en place de grands abris à Léogâne et Petit-Goave (Ouest), deux départements géographiques fortement touchés par le tremblement de terre et qui constituent des endroits à haut risque durant l’actuelle saison cyclonique.

A cette première session du 17 juin, la Cirh a décidé de lancer une offre d’emploi pour un directeur exécutif, un rôle que remplit par intérim l’économiste Gabriel Verret, conseiller du président René Garcia Préval, selon des médias de la capitale.

En outre, la commission a consenti à utiliser, comme bureaux, des locaux tout équipés, offerts par le Canada pour héberger la Cirh et son personnel, qui doit être recruté dans les meilleurs délais, informait Bellerive.

La commission avait également travaillé sur la structure, les règlements intérieurs et un code de conduite pour ses membres et ses employés, avait souligné le premier ministre.

La commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti a été créée par décret présidentiel le 21 avril 2010, trois mois après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010.

Sa mission est d’entreprendre, dans les meilleurs délais, la planification, la coordination et la mise en œuvre des projets de développement et des priorités, incluant la révision des projets et des programmes financés par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les organisations non gouvernementales (Ong) et le secteur privé, rappelle l’avis.

(Source : alterpresse.org)

samedi 14 août 2010

HAITI / POST SEISME


UNE NOUVELLE FAILLE EST DÉCOUVERTE EN HAITI PAR DES SISMOLOGUES

Des experts affirment avoir découvert une nouvelle faille qui pourrait avoir été à l'origine du violent séisme du 12 janvier. Cette faille inconnue jusqu'ici est longue de 30 kilomètres a indiqué le sismologue français Eric Calais de l'Université de Perdue (Texas). Dénommée provisoirement faille de Léogane par les experts, cette faille contrairement à la faille Enriquillo, s'intègre dans la croûte terrestre à un angle de 60 degrés.

Dans unE interview au journal Science News, M. Calais a soutenu que les calculs réalisés et les images collectées après le séisme du 12 janvier ne permettaient pas de prouver que la faille Enriquillo était responsable de la catastrophe. Les images spatiales permettaient de constater que l'aire nord de la faille Enriquillo avait été brutalement soulevée, explique M. Calais.

Les experts dépêchés à Léogane avaient rapporté que des coraux étaient morts puisque le littoral avait été soulevé de 60 centimètres. Au cours du séisme du 12 janvier des segments en profondeur de la faille de Léogane ont glissé les unes sur les autres à une distance de 5 mètres. En dépit de ce glissement enregistré a environ 20 kilomètres de profondeur il n'y eu aucune rupture du sol à la surface.

Cette faille peut faire partie d'un réseau de faille que nous ne connaissons pas, insiste M. Calais. La faille n'a pu être détectée en raison de l'absence de sismomètre en Haïti et du nombre réduit de ces instruments en République Dominicaine.

(Source : Radio Metropole)

NOUVELLES INTERNATIONALES


UNE CANTATRICE DE 10 ANS STUPÉFIE LES ETATS-UNIS

Jackie Evancho sera-t-elle la nouvelle Susan Boyle ? En tout cas, son apparition pendant l'émission "America's Got Talent", diffusée sur la chaîne américaine NBC, mardi 10 août, a provoqué un raz-de-marée comparable à celui suscité par l'Ecossaise, en avril 2009, dans l'émission mère "Britain's Got Talent", lorsqu'elle avait entonné, d'une voix de rêve, la célèbre chanson I Dreamed a Dream, de la comédie musicale Les Misérables, d'Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg.

Quelques détails les distinguent cependant : la jolie Jackie fait vraiment son âge (Susan Boyle, au physique plus ingrat, faisait largement plus que ses 48 ans) et chante non une chanson mais un air d'opéra, O mio Babbino caro, extrait de Gianni Schicchi, de Giacomo Puccini. Surtout, Jackie n'a que... 10 ans.

Après son interprétation, la petite fille a déclenché l'enthousiasme du public, des téléspectateurs votants et du jury. Sa présélection sur YouTube (partenaire de l'émission) avait lancé les premières vagues de ce succès. Depuis, les visionnages sur le site Internet ne cessent d'augmenter.

Tout aussi exceptionnel qu'il paraît, le cas de Jackie Evancho n'est pas unique. Entre autres exemples, la grande cantatrice américaine Beverly Sills (1929-2007) avait fait ses débuts en chantant à 8 ans pour des radio-crochet et au cinéma.

A l'âge de Jackie, elle vocalisait des airs d'opéra beaucoup plus aigus et difficiles. En 1997, la Britannique Charlotte Church fit, à 11 ans, ses débuts dans l'émission britannique "The Big, Big Talent Show" et témoignait d'une voix de soprano modeste mais étonnante.

Absence de souffle

Des trois, Jackie Evancho chante le moins haut (elle transpose l'air de Puccini un ton plus bas et l'interprète dans une version simplifiée et raccourcie). En revanche, elle a, au même âge, le timbre le plus beau. Si l'on écoute Jackie "à l'aveugle", la seule faiblesse technique qui trahisse son âge est son absence de souffle, chose normale étant donnée la taille de la cage thoracique d'une petite fille.

Sera-t-elle une grande chanteuse du calibre de Beverly Sills ? Nul ne peut dire comment son talent naturel évoluera à la puberté (car les filles muent aussi, de façon moins audible que les garçons cependant).

Surtout, cet avenir dépendra de ce que son entourage voudra faire de la fillette, déjà très à l'aise avec les médias : une vedette express et "bancable", telle que les émissions de télé-réalité en révèlent sans cesse, ou une artiste qui prendra la peine d'apprendre son métier lentement et sûrement.

(Source : www.lemonde.fr)

HAITI / ELECTIONS

Le processus de traitement de dossiers des candidatures, objet d’attention de la mission d’observation OEA-Caricom

Les six (6) premiers observateurs internationaux, en mission de préparations logistiques sur le terrain depuis le 3 août dernier, sont en train de suivre le processus devant aboutir à la publication, le 17 août prochain, d’une liste des candidates et candidats agréés pour la présidentielle du 28 novembre 2010.

C’est ce qu’a indiqué le chef de la mission conjointe d’observation électorale de l’organisation des Etats américains (Oea) et de la communauté des pays des Caraïbes (Caricom), le trinidadien Colin Granderson, lors d’une conférence de presse, le 12 août, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Ce premier groupe d’observateurs de l’Oea et de la Caricom a déjà assisté à l’inscription des candidates et candidats à la présidence, fait savoir l’ambassadeur trinidadien.

Ils se sont également entretenus avec des membres du Conseil électoral Provisoire (Cep) et du gouvernement, ainsi qu’avec des partenaires internationaux.

« Nous allons bientôt prendre contact avec les autres acteurs impliqués dans le processus électoral, qu’ils soient de la classe politique ou de la société civile », déclare le chef de la mission d’observation électorale Oea-Caricom.

A partir du mois de septembre 2010, la mission d’observation Oea-Caricom déploiera, de façon progressive, deux cents (200) observateurs internationaux dans les dix départements géographiques du pays, pour y observer le déroulement des diverses étapes du calendrier électoral jusqu’à la publication des résultats officiels, avant la présentation d’un rapport au conseil permanent de l’Oea et au secrétariat général de la Caricom.

Interrogé sur la dernière décision du Cep, de ne pas tenir compte de l’article 233 de la Constitution du 29 mars 1987, en recevant les candidatures d’un membre du gouvernement ou d’anciens comptables de deniers publics sans certificat de décharge, le chef de la mission d’observation électorale Oea-Caricom s’est contenté de considérer « important de respecter, à la fois, les dispositions constitutionnelles et les droits civiques et politiques des individus ».

Avec un statut « indépendant », les observatrices et observateurs internationaux Oea-Caricom auront accès à toutes les instances du Cep.
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« L’objectif primordial de la mission d’observation Oea-Caricom est de contribuer à ce que les élections se fassent de façon crédible », rappelle l’ambassadeur trinidadien Colin Granderson.

Pour cela, les observatrices et observateurs de l’Oea et de la Caricom devront surveiller attentivement tous les aspects du processus électoral et faciliter, autant que possible, les rapports entre les partis politiques, les candidates / candidats et le Cep.

(Source : www.alterpresse.org)

HAITI / POST SEISME

7 mois après, les personnes sinistrées réclament encore des logements décents et durables

7 mois après le tremblement de terre du 12 janvier, des dizaines de personnes sinistrées, établies dans des camps de fortune à Pétionville et à Delmas – municipalités à l’est et au nord-est de la capitale - ont manifesté, le jeudi 12 août 2010, dans les rues de Port-au-Prince, pour réclamer du gouvernement l’accès à des logements décents et durables pour tous les sans abris et la fin des expulsions.

« Des conditions de vie horribles, une situation de misère sans précédent, sans respect pour les principes et le guide des Nations Unies sur les déplacés internes », s’indignent certains responsables de camps.

Les manifestants ont exprimé leur refus de continuer à vivre dans des conditions infrahumaines, sous des tentes avec leur famille, dans des camps de fortune, où leurs droits fondamentaux sont bafoués, particulièrement le droit à des logements décents et durables, à l’alimentation et à l’hygiène.

La manifestation fait suite à l’appel de plusieurs responsables de comités de camps de personnes déplacées, qui bénéficient de l’appui de plusieurs groupes sociaux, tels l’organisation syndicale « Batay Ouvriye », le groupe de pression dénommé Fòs refleksyon ak aksyon sou koze Kay (Frakka = force de réflexion et d’action sur la problématique du logement ), la plate-forme des organisations haïtiennes de droits humains (Pohdh), le « Mouvman demokratik popilè » (Modep = mouvement démocratique populaire ), et le regroupement « Tèt Kole Òganizasyon Popilè yo » (Union des organisations populaires).

Ces organisations font état de menaces et d’expulsions forcées qui auraient cours actuellement dans plusieurs camps, dont ceux situés sur les places publiques Boyer et St Pierre, à Pétionville (8 km à l’est de Port-au-Prince), et de Cote Plage 16 chez les sœurs Salésiennes à Carrefour (10 km au sud de la capitale).

Un peu plus d’un millier de centres d’hébergement spontanés ont été érigés, dans les zones touchées par le séisme, au lendemain du 12 janvier. Ces centres accueillent environ 1,5 million de personnes sinistrées, selon les travailleurs humanitaires présents sur place en Haïti.

Environ 3% de ces centres ont, à ce jour, été relocalisés, selon la même source.

(Source : www.alterpresse.org)

HAITI / PROVINCE / EDMOND MULET / ST-MARC


EDMOND MULET A SAINT-MARC : « JE SUIS ICI POUR VOUS ECOUTER »

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Haïti, Edmond Mulet, a visité la ville de Saint-Marc, le 7 août 2010. Après des échanges avec les autorités locales, le chef de la MINUSTAH a évalué les travaux réhabilitation de la prison civile et s’est rendu dans deux centres d’hébergement de la commune.

« Je suis ici pour m’entretenir avec vous, mais surtout pour vous écouter », a déclaré M. Mulet lors de sa réunion avec les autorités locales et des représentants de la Société civile. Des questions sur le soutien de la MINUSTAH au processus électoral, la gestion de la crise post-séisme ainsi que la situation socioéconomique et sécuritaire de la Cité de Nissage Saget, ont entre autres été abordées lors de cette rencontre tenue à la salle de conférence du Sous-Bureau de la MINUSTAH à Saint-Marc.

« Saint-Marc a été une ville extrêmement généreuse, qui a accueilli des milliers de déplacés, dont la plupart ont été reçus dans des familles d’accueil », a fait remarquer M. Mulet, faisant référence aux réponses apportées par les autorités locales après le tremblement de terre du 12 janvier.

En ce qui concerne les élections de 2010, Edmond Mulet a, une nouvelle fois, renouvelé l’engagement de la MINUSTAH de fournir tout l’appui nécessaire à leur réalisation. « Les préparatifs sont en cours et le processus se déroule suivant le calendrier électoral prévu. De notre côté, nous continuons à avancer avec les aspects technique et sécuritaire […] Si les responsables politiques sont à la hauteur des circonstances, les Haïtiens auront des élections le 28 novembre », a rassuré M. Mulet.

Et lors de ces entretiens, l’administrateur de la Mairie de la ville, Barnel Archedou, s’est fait le porte-parole de la population de Saint-Marc. « Je suis chargé de vous transmettre les marques de gratitudes de la population Saint-Marcoise à l’ endroit des institutions de la famille des Nations-Unies qui nous avaient aidé à gérer l’après séisme », a-t-il en effet confié.

Sur le terrain, le Représentant spécial du Secrétaire général a visité le centre d’hébergement « Maison de l’environnement », situé à Pivert, un quartier de la ville. Cet abri a été mis sur pied à la suite du séisme du 12 janvier. Il est géré par un comité constitué de membres la Protection civile communale et de représentants de déplacés.

Actuellement, 25 familles regroupant 65 personnes, dont 21 femmes, y sont hébergées. 45 de ces rescapés travaillent par roulement de 10 jours, dans un projet « Cash for work » initié par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). Il s’agit d’un programme de construction de murs secs au niveau de plusieurs bassins versants de Saint-Marc.

« Quoique peu, ce revenu nous est très utile, notamment à un moment où la distribution massive de l’aide humanitaire est interrompue. Certains déplacés investissent ces fonds dans de petits commerces et supportent les autres », a expliqué, Jonas Charles, représentant des déplacés dans le comité de gestion du Centre.

« Nous allons travailler maintenant sur un projet de Cash for Work pour les déplacés qui sont ici. Ainsi, pourront-ils avoir des revenus plus importants », a promis pour sa part M. Mulet, à la fin de sa visite.

Autre camp de déplacés ayant reçu la visite du Représentant spécial est celui de Timonette, une localité située dans la cinquième section communale de Saint-Marc. Quelque 204 personnes y sont prises en charge par la Jeunesse en Mission (JEM), une mission évangélique internationale œuvrant depuis plus d’une décennie dans la Cité de Nissage Saget.

« Nous sommes en train de construire 32 maisons pouvant accueillir chacune deux familles. Ce projet a permis à 65 personnes de trouver un emploi ici. » , a expliqué Terry Snow, le responsable de la JEM en Haïti.

Le chef de la MINUSTAH a salué la prise en charge des déplacés dans ce camp. « Je vois ici, à Timonnette, une conception différente et vraiment très intéressante : les tentes sont alignées de façon à créer un lien communautaire beaucoup plus fort. Et de plus, « les responsables sont en train de transférer les victimes directement dans des maisons solides et définitives », a poursuivi M. Mulet.

Le chef de la MINUSTAH s’est par ailleurs rendu à la prison civile de Saint-Marc. Sur place, il a constaté l’évolution des travaux de réhabilitation et d’agrandissement de ce centre carcéral. Il s’agit d’un projet financé à hauteur de 800.000 dollars américains par le gouvernement norvégien, à la demande de la MINUSTAH. Les fonds sont gérés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

« J’ai vu des progrès impressionnants. Le premier étage est déjà construit et on va même tripler la quantité des cellules », s’est réjoui M. Mulet.

Débutés le 27 Juillet 2009, ces travaux, une fois achevés, doivent permettre d’augmenter la capacité d’accueil de la prison de 312 places, à raison de 2,5m² par détenu. Actuellement, cette prison qui devrait normalement recevoir 86 détenus, en compte 281 dont 10 femmes et 8 mineurs. Il est prévu également la construction d’une chapelle et de deux dortoirs pour les policiers, d’une salle de conférence et d’un bureau pour le chef des opérations.

Parmi les autorités qui ont échangé avec M. Mulet figurent le nouveau Vice-délégué de l’Arrondissement de Saint-Marc, Edner Fortuné, le Commissaire du gouvernement, Sinat Bernadin, le Commissaire de la Police nationale d’Haïti (PNH) pour l’arrondissement de Saint-Marc, Frantz Georges.

La visite de M. Mulet à Saint-Marc vient clore une série de déplacements qu’il a effectués ces derniers jours à travers le pays. Des déplacements qui devaient lui permettre de se rapprocher davantage des autorités locales et de la population haïtienne.

(Source : www.minustah.org)